Les mois de Novembre et Décembre sont humides et gris. Impossible de travailler la terre pour préparer les nouvelles parcelles de semences. Le chantier de la serre semi-enterrée commence donc plus tôt que prévu.
Serre semi-enterrée 12/2021
Serre semi-enterrée 12/2021
Serre semi-enterrée 01/2022
Plus je creuse en profondeur et plus je tombe sur de la caillasse. Cet endroit devait être un ancien dépôt de déchet de pierre servant à la construction du château. Je dois de nouveau trier les cailloux pour les mettre au maximum dans les pneus. La terre ainsi récupérée y est très sableuse. Je vais en profiter pour la mélanger avec la terre en bas du terrain qui est trop argileuse.
Le terrain sera divisé en 3 parties : Sur la partie du bas il y aura le potager, une yourte avec un espace de vie ( four à pain, four solaire, toilette sèche… ). Au centre il y aura le poulailler avec une mini forêt selon la méthode Miyawaki . La partie du haut sera composé d’une marre et d’une serre semi-enterrée. Nous nous donnons 2 ans pour accéder à l’autonomie alimentaire.
Terrain en friche Nord 06/2020
Terrain en friche Sud 06/2020
Plan Projet 09/2020
Le village dans les nuages 09/2020
Les contraintes et avantages
L’accès au terrain de 1500m2 n’est pas mécanisable, tout se fait fait à « dos d’homme » par un petit chemin de terre avec un fort dénivelé.
Chemin piéton 11-2020
Chemin piéton 11-2020
Ce terrain il y a 7 ans était une vigne, avec beaucoup de caillou et de souche de vigne. Le sol y est très compacté et est composé de 10% d’argile, 60% de limon et 30% de sable. Pour 3 seaux de terre nous avons 1 seau de gravier et 1 seau de caillou.
La végétation a reprit ses droits, ce qui a permis d’assainir le sol pendant toutes ces années. Il y aura beaucoup de défrichage et d’un autre côté un apport de matière pour le compostage. Nous avons observé les différentes plantes et arbres sauvages présent sur le terrain ce qui nous donne déjà quelques précision sur la nature du sol.
Trèfle blanc (Trifolium repens) : sol à tendance calcaire, compacté.
Grand plantain (Plantago major) : sol trop tassé manquant d’oxygène, gênant le développement de la vie bactérienne
Pâquerette (Bellis perennis) : sol lourd, argileux et acide
Chardon des champs (Cirsium arvense) : sol compacté calcaire, avec excès de matière organique, de fumier non décomposé, d’engrais azotés
On y trouve aussi beaucoup d’arbustes notamment des pruniers sauvages. Les fruits ne sont pas comestibles, mais leur feuillage apportent de l’ombre au sol. Certains ont déjà quelques années et pourront nous servir de porte greffe. Nous les conservons précieusement tant qu’ils ne sont pas remplacés par d’autres arbustes que nous planteront progressivement.
Les arbres
Sur la partie haute du terrain, il y a un vieux noyer et un cerisier. Ils sont tous les 2 en bordures de terrain et ont été épargné par l’exploitation de la vigne.
Depuis l’abandon de la vigne, de jeunes arbres repoussent. Nous retrouvons pêlemêle des érables, des sureaux, des chênes, des hêtres et des noisetiers.