Le Projet

Le Projet

Le projet

Le terrain sera divisé en 3 parties : Sur la partie du bas il y aura le potager, une yourte avec un espace de vie ( four à pain, four solaire, toilette sèche… ). Au centre il y aura le poulailler avec une mini forêt selon la méthode Miyawaki . La partie du haut sera composé d’une marre et d’une serre semi-enterrée. Nous nous donnons 2 ans pour accéder à l’autonomie alimentaire.


Les contraintes et avantages

L’accès au terrain de 1500m2 n’est pas mécanisable, tout se fait fait à « dos d’homme » par un petit chemin de terre avec un fort dénivelé.

Ce terrain il y a 7 ans était une vigne, avec beaucoup de caillou et de souche de vigne. Le sol y est très compacté et est composé de 10% d’argile, 60% de limon et 30% de sable. Pour 3 seaux de terre nous avons 1 seau de gravier et 1 seau de caillou.

La végétation a reprit ses droits, ce qui a permis d’assainir le sol pendant toutes ces années. Il y aura beaucoup de défrichage et d’un autre côté un apport de matière pour le compostage. Nous avons observé les différentes plantes et arbres sauvages présent sur le terrain ce qui nous donne déjà quelques précision sur la nature du sol.

On y trouve aussi beaucoup d’arbustes notamment des pruniers sauvages. Les fruits ne sont pas comestibles, mais leur feuillage apportent de l’ombre au sol. Certains ont déjà quelques années et pourront nous servir de porte greffe. Nous les conservons précieusement tant qu’ils ne sont pas remplacés par d’autres arbustes que nous planteront progressivement.

Les arbres

Sur la partie haute du terrain, il y a un vieux noyer et un cerisier. Ils sont tous les 2 en bordures de terrain et ont été épargné par l’exploitation de la vigne.


Depuis l’abandon de la vigne, de jeunes arbres repoussent. Nous retrouvons pêlemêle des érables, des sureaux, des chênes, des hêtres et des noisetiers.

Des Murs et une pente

Des Murs et une pente

Des Murs et une pente

La pente, sur la partie basse du terrain, est de 20%. Pour aplatir la zone de culture nous avons décidé de faire des restanques. Même si le terrain est entouré de mur en pierre sèche, celles-ci se font de plus en plus rares. Après quelques tentatives pour édifier des murets en pisé, ils nous a semblé hasardeux de continuer sur cette voie. Cela nécessitait de placer un coffrage, puis après de longues heures de labeurs, se rendre compte que l’ensemble n’était pas suffisamment tassé ou homogène. Le muret en pisé vieillissait mal fasse aux intempéries.



Des briques de terre crues

Nous avons fait le choix de monter les murs en briques de terres crues. Les briques peuvent se fabriquer au fur et à mesure, elles sèchent rapidement, les matériaux nécessaires sont présent naturellement sur le terrain, leur résistance et leur qualité sont facilement contrôlable.

Nous avons fait plusieurs test de composition :
– Terre
– Terre + paille
– Terre + sable + chaux
– Terre + sable + gravier + chaux
Avec différent format :
– Longueur 30mm – largeur 20 – Hauteur 15
– L22 – l11 – H9

Nous avons retenus le plus petit des formats avec des briques composées à 50% de terre, 12% de sable, 30% de graviers et 8% de chaux. Cette solution offre un séchage plus rapide, des manipulations plus facile, un volume de terre moins important car remplacé par du gravier.

Le moule des briques est un linteaux de 2m40 sectionné en plusieurs parties et assemblé par des vis.

La fondation du mur est en pierre. On y ajoute une bonne couche de mortier ( chaux + sable + terre ). Le montage se fait ensuite rapidement.


Les allées

Le muret des allées est en pierre. Elles sont scellées avec du mortier

Nous avons placés des pierres au milieu du chemin et semer du trèfle.

Le Muret principal

Nous avons entamé le muret principal en bas du terrain qui retiendra la terre afin d’avoir une grande surface potagère plane. Nous avons coffré un socle ( sable + chaux + gravier ) sur un lit de gravier. Les briques séchées et stockées dans la cabane des enfants commençaient à se détériorer. Il était temps pour elles d’être posées sur ce socle. Le muret sera constitué en 4 parties avec des piliers en pierre pour les délimiter. Il y aura un escalier en pierre au centre avec 2 autres escaliers aux extrémités.


Conjuguer avec la météo

Les températures en ce mois de Novembre varient de -5°C la nuit et 15°C en journée. La maçonnerie devient périlleuse voir impossible. On se concentre sur la fabrication des briques avec un temps de séchage plus long. Nous les stockons dans la Yourte afin de minimiser l’inertie thermique et de diminuer leur temps de séchage. Avec ces températures la chaux ne joue plus sont effet de liant. Les briques sont en terre à 100%.

Le Potager 2020

Le Potager 2020

Le poulailler

Le poulailler

Le poulailler

Nous hébergeons 8 poules rousses depuis Aout 2020 au centre du terrain. A cet endroit le sol y est plus pauvre car moins de végétation y pousse naturellement. La pente est d’environ 30% ce qui rend son ascension pénible pour nos mollets mais pas pour les résidentes. L’enclos est pour le moment clôturer par des filets. Le poulailler est juxtaposé à une Tarp leur permettant de s’abriter si besoin ( elles aussi font du bivouac ). Une cuve leur fourni de l’eau en continu.


Nous avons considérablement réduit nos poubelles ménagères depuis que nous fournissons aux poules, gîte et couvert. Nous sommes 3 foyers ( 5 adultes, 3 enfants ) pour leur fournir nos déchets alimentaires, mais cela ne suffit pas. Nous récupérons aussi les invendus d’un commerce du village. Je vide parfois les frigos de mon travaille.
En cette saison d’hiver, elles mangent énormément de nourriture qui provient de l’extérieur. C’est logique ! Il y a peu de déchets vert du potager balbutiant et nous devons intégrer la nourriture des poules dans les futures plantations.

En contre partie ces jeunes poules nous offrent en moyenne 7 à 8 œufs par jour. C’est beaucoup ! Nous n’en consommons pas autant, ce qui nous permet d’en offrir régulièrement aux amis ou à la famille. Par la suite j’aimerai troquer ce surplus d’œufs avec d’autres produits alimentaires que nous ne pourront pas produire.

Les poules jardinent aussi. Elles sont parfaites pour mettre à nu un sol, le fertiliser et retourner un tas de compost. Elles s’échappent parfois de leur enclos si l’herbe est plus verte ailleurs. Leur ailes ont été coupées et j’hésite à les laisser repoussées. Elles pourront ainsi mieux s’échapper face aux éventuels prédateurs.

Thème : Overlay par Kaira.